http://ici.radio-canada.ca/emissions/les_annees_lumiere/2010-2011/chronique.asp?idChronique=394353
Une équipe du centre de recherche du CHUM a découvert un nouveau mécanisme permettant d'améliorer la détection de cellules embryonnaires anormales dans le processus de sélection des embryons servant à la fécondation in vitro. Yannick Villedieu est allé à la rencontre de Greg Fitz Harris, biologiste au Centre de recherche du CHUM, qui a pu observer ce nouveau phénomène dans un embryon de souris, à l'aide de microscopes spécialisés.
« Ce que nous avons pu observer, c'est que les chromosomes ne sont pas partagés parfaitement lors de la division cellulaire, indique le chercheur. L'embryon crée un micronoyau qui ne contient qu'un seul chromosome, qui est séparé des autres chromosomes du noyau principal. »
Cette anomalie, appelée mosaïcisme, serait reproduite dans la cellule suivante. Ce phénomène serait susceptible d'affecter gravement la santé des bébés qui proviennent de tels embryons.
« Aucun test ne garantit entièrement que l'enfant ne portera pas d'anomalie », indique néanmoins Jacques Kadoch, directeur médical de la Clinique de procréation assistée du CHUM. Selon lui, ce test est tout de même une façon de plus de s'assurer que les embryons à risque ne soient pas implantés.