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Dans le cadre du projet Interreg IV Caraïbes, le Centre caribéen de médecine de la reproduction, basé au CHU de Pointe-à-Pitre, est désormais équipé de deux embryoscopes. Une technologie novatrice qui révolutionne la médecine embryonnaire.
Très bonne nouvelle pour tous les couples infertiles en attente de fécondation in vitro (FIV)! Le centre caribéen de médecine de la reproduction, basé au CHU de Pointe-à-Pitre, vient d'être doté de deux embryoscopes. Il s'agit d'un matériel de haute technologie destiné à améliorer les taux de grossesse en FIV.
Financés, dans le cadre du projet Interreg IV Caraïbes, à hauteur de 75% par l'Europe (Feder) et de 25% par le CHU, ces deux outils ultra-modernes sont installés au 3e étage de la maternité de l'hôpital. Les équipes de biologistes et techniciens du centre PMA (procréation médicalement assistée) ont été formées, pendant deux jours, par deux ingénieures danoises travaillant pour la société suédoise, distributrice, Vitrolife. À noter que l'un des deux appareils sera dédié à la FIV en contexte de risque viral (VIH etc). Un embryoscope est une sorte de « couveuse » qui conserve les conditions physiologiques de l'embryon in vivo, in vitro avec cet avantage d'avoir une caméra qui saisit chaque étape du développement embryonnaire.
AFFINAGE DU CHOIX DES EMBRYONS
« L'arrivé de ces deux appareils est un véritable bond en avant, explique le docteur Guillaume Joguet, médecin biologiste. L'embryoscope va nous offrir une meilleure appréciation de la qualité des embryons en temps réel, le rythme de leur division cellulaire, leur évolution, etc. La quantité d'informations obtenues est décuplée, tout comme les conditions de sécurité. En effet, une fois placés dans l'embryoscope, les embryons n'en sortent plus, puisqu'ils sont observés par la caméra. Plus besoin de les déplacer, chaque jour, pour les observer. Les embryons ne sont donc plus soumis aux changements de température, de lumière et aux risques liés aux manipulations intempestives » . Résultat : le choix des embryons, aussi bien pour le transfert in utero que pour la congélation, est affiné, optimisant ainsi les chances de grossesse et minimisant les transferts inutiles. « Ces nouveaux outils nous permettront aussi de diminuer les délais d'attente grâce à l'augmentation du nombre de tentatives et de patientes prises en charge le même jour » , poursuit le Docteur Joguet.
INFOS +
Le CHU référence dans les DFA
300 stimulations ovariennes environ, 280 ponctions avec 35% de taux de grossesse par transfert d'embryon et 25% de naissances vivantes par transfert ont lieu, en Guadeloupe, chaque année. « On espère booster tous ces chiffres à ?+15% minimum » , conclut le Docteur Joguet. Destiné à devenir le centre référence PMA dans les DFA (départements français d'Amérique) et dans la Caraïbe, le CHU devrait, dans les années à venir, acquérir, probablement en fonction de son activité, d'autres embryoscopes.
La FIV, c'est quoi ?
L'objectif de la Fécondation in vitro (FIV) est de recréer en laboratoire les différentes étapes de la fécondation naturelle tout en maximisant les chances (recueil de plusieurs ovocytes par le biais de la stimulation ovarienne) et en les optimisant (sélection des spermatozoïdes et des embryons). Une fois que s'est produite la fécondation, on laisse l'oeuf se diviser in vitro pendant 2 à 5 jours avant de le transférer dans l'utérus de la femme où il devra s'implanter.