Alors que le mouvement dit de la « Manif pour tous » se mobilise dimanche contre la procréation médicalement assistée (PMA) et la gestation pour autrui (GPA), des thématiques qui font aussi réagir les ténors de l'UMP, voici l'état de la législation dans différents pays.
PMA, GPA, quelle différence ? La PMA englobe les différentes pratiques d'aide à la fécondation : in vitro ou par donneur anonyme. Elle est généralement permise, parfois depuis de longues années, aux couples hétérosexuels. Le débat porte sur le fait de la rendre utilisable pour les couples de femmes. La GPA désigne le recours à une tierce personne pour « porter » l'enfant d'un couple (avec ou sans implantation d'un ovule fécondé in vitro), qu'il soit hétérosexuel ou homosexuel. Elle peut donner lieu à une rémunération de la mère porteuse.
La GPA dans le monde
Comme en Europe, de nombreux Etats, notamment parmi les pays en développement, n'encadrent pas la gestation pour autrui, ce qui revient à l'autoriser de fait. Seule une minorité d'Etats ont mis en place des statuts légaux pourencadrer la gestation pour autrui (Grande-Bretagne, Canada, Brésil, Inde...). A l'inverse, un certain nombre l'ont explicitement interdite, à l'instar de la France.
GPA : Une situation mondiale contrastée
Si la GPA est explicitement autorisée ou encadrée dans certains pays, et formellement interdite dans d'autres, la situation juridique reste floue dans la plupart des Etats.
1. bleu - GPA autorisée
2. rouge - GPA interdite par la loi
3. vert - GPA encadrée légalement
4. violet - GPA autorisée et encadrée dans certains Etats, interdite dans d'autres
