Comme je le disais hier, on se détache de son nombril (je m’abstiendrais donc de dire que mes crises d’angoisse sont revenues de plus belle, ne me demandez pas pourquoi, moi je vais finir barge).
Je parlais donc actu. Est-ce que vous suivez les infos ? Oui ok, c’est un film d’horreur au quotidien, raison pour laquelle je me contente des infos de M6 ou d’internet.
Mais quand même, en tant que femme, vous n’avez pas pu échapper à ça. Vous n’avez pas pu regarder ces images ou lire ces lignes sans avoir le cœur qui s’arrête une micro seconde, sans avoir de sueurs froides, sans partir à la cave chercher votre machine à voyager dans le temps pour vous barrer de cette époque où on a l’impression qu’on régresse un peu chaque jour.
Bien entendu je vous parle de cette info.
Je vous laisserai lire notamment le dernier paragraphe très inquiétant, parlant de bien d’autres pays qui rêvent visiblement d’en arriver là où l’Espagne se dirige.
Il y a erreur dans le terme. Pour moi nous ne sommes pas en récession mais belle et bien en pleine régression.
La vie est un éternel recommencement on le sait. Les fringues en sont l’exemple le plus banal : retour de la doudoune, des gros casques de musique sur les oreilles, j’en passe et des meilleurs.
Mais on oublie souvent qu’il n’y a pas que ça.
Les mêmes drames se répètent éternellement, les mêmes erreurs à quelques dizaines d’années d’intervalle. On tapera toujours sur ceux qui sont différents, ceux qui ne pensent pas pareil, ceux qui ne sont pas politiquement correct ou religieusement correct.
Bien sûr, ils ont tous des raisons allant de leur religion (putain d’extrémiste en tout genre et attention aux amalgames, je ne parle pas des musulmans mais bien de tous les extrémistes religieux catho compris) à leur éducation. Au bourrage de crane de papa maman depuis tout petit, élevé à coup de « foutus étrangers » ou « putain d’homo ». Oui, n’oubliez pas que vos opinions dont vous parlez ouvertement devant vos enfants s’incrustent dans leur petit cerveau et diminue un peu leur libre opinion à venir soyons franc.
Je sais que ce n’est pas une obligation. Mon mari et moi sommes les seuls de nos familles respectives à ne pas avoir les mêmes opinions politiques et religieuses (vilains petits canards que nous sommes, trop passionnés pour ce petit monde étroit d’esprit ou trop idéalistes au choix).
Mais quand même, les chiens ne font pas des chats.
Nous prônons, nous les infertiles, une tolérance pour nos problèmes. Une empathie, une compréhension dont nous sommes souvent privées par ignorance. Nous nous battons au quotidien pour ne plus être considérés comme des bêtes de foire inadaptées socialement car infertile.
Et pourtant j’ai pu constater que ça n’aidait pas à la tolérance envers les gens différents de nous. Pourtant, en tant que minorité, nous devrions être les premiers à comprendre les autres minorités mais nous faisons comme tout le monde, nous pensons à nous avant de nous mettre à la place des autres et à nos propres intérêts parce qu’après tout, nous on en bave alors ras le bol d’être tolérant. C’est humain me direz-vous.
Bref, je m’égare. Moi ce genre de retour en arrière (on parle du droit des femmes en plus), ça me hérisse le poils et ça me fait flipper. Je trouve ça juste incroyable ! On est en 2016 et on revient sur des acquis pour lesquels les générations avant nous se sont battus. Quand ça commence, on se demande où ça terminera.
Voilà c’était ma rébellion du jour !