«Je suis une mère porteuse. Avant c’était honteux, j’avais peur de raconter à mes proches que je portais un enfant pour des gens et que je l’abandonnerai après sa naissance. A présent tout a changé. Je suis devenue mère porteuse pour la première fois il y a 3 ans. Les circonstances m’ont amené à cette décision. J’ai accouché de mon bébé et j'ai appris qu’il avait besoin d’une opération du coeur. Le coût de l’opération était vraiment si important que même si j’avais eu deux boulots, je n’aurais pas pu mettre de côté l’argent nécessaire. Ma fille devait être opérée le plus vite possible. J’ai entendu parler du programme de la GPA. J’ai vu par hasard un film à la télé, dont le sujet principal était la GPA. Cela m’a intéressé. J’ai cherché des informations sur internet, je correspondais à tous les critères. Un seul inconvénient : je venais d’accoucher et il me fallais du temps pour me rétablir. Alors j’ai pris le risque. Mes amis m’ont aidé à prendre le crédit pour l’opération de ma fille. J’ai décidé que dès que je débuterai le programme, je commencerai à rembourser mon crédit. Je n’étais pas sûre que je serai acceptée à 100%, c’est pourquoi je courai un risque. Mais la santé de ma fille était plus importante. L’opération a été réussie, elle allait mieux. Le jour des examens dans la clinique j’étais un peu inquiète, mais j’espérais que tout se passerais bien. Toutes les analyses étaient normales, sauf que j’avais pris du poids pendant ma grossesse. Pour commencer le programme, on m’a conseillé de perdre 5 kilos. Dès le retour à la maison, j’ai révisé mon alimentation et je me suis fixé un objectif : perdre du poids. J’ai perdu facilement ces kilos. Deux mois après, je retournais à la clinique. On m’a osculté et on m’a inscrit sur la liste des mères porteuses. J’étais aux anges. On a trouvé un couple et on m’a fait le transfert. Je faisais trés attention pendant toute ma grossesse. Je savais que la santé de ma fille en dépendait. Le couple pour lequel je portais le bébé était très gentil et je voulais leur offrir un bébé sain. La clinique me versait de l’argent selon le contrat c’est pourquoi je mangeais équilibré. La clinique couvrait mes frais de transport pour les examens planifiés. En ce qui concerne mes sentimens envers l’enfant, le psychologue de la clinique m’a beaucoup aidé et je me rendais compte que ce n’était pas mon propre enfant. Je l’ai vu que le jour de la rencontre avec ses parents biologiques pour régler les formalités. Ils étaient tellement heureux le papa avait des larmes de bonheur. Ils m’embrassaient en disant que je les avait rendu heureux. J’ai pu rembourser le crédit et mon enfant est sain et heureux ! J’ai eu de la chance d’aider ce couple si gentil. A présent je vais être mère porteuse pour la deuxième fois. Et je peux dire avec fierté que «je suis une mère porteuse».