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Endométriose : de trop longues années avant le diagnostic

Publié le 10 Mars 2017 par BioTexCom in Nouvelles

L’endométriose, première cause d’infertilité chez la femme, est une maladie qui touche plus d’une femme sur dix en âge de procréer. Aujourd’hui encore, la méconnaissance des symptômes et de nombreux stéréotypes engendrent un retard de diagnostic de 7 ans en moyenne.

 

En 2004, l'association EndoFrance et plusieurs autres associations européennes fondent l'alliance européenne pour l'endométriose. Une maladie qui touche une femme sur dix en âge de procréer et qui constitue la première cause d'infertilité chez ces dernières.

 

C'est pour que les patientes puissent bénéficier d'une réelle reconnaissance sociétale et pour mieux sensibiliser le grand public qu'est organisée chaque année une semaine de prévention et d'information sur cette pathologie: l'année 2017 marquera la 13e édition de cette semaine qui se tient du 6 au 12 mars. A cette occasion, plusieurs tables rondes, conférences et ateliers pratiques sont organisés dans toute la France.

 

L'endométriose est une maladie inflammatoire chronique de l'appareil génital féminin qui se caractérise par un reflux du sang des règles de l'intérieur de l'utérus vers l'intérieur du ventre, par l'intermédiaire des trompes, ce qui entraîne l'apparition de petits nodules d'endomètre (muqueuse qui tapisse l'utérus). Ces nodules, au fur et à mesure des cycles, des mois et des années, grossissent et entraînent des réactions inflammatoires responsables de douleurs très intenses, notamment durant les règles.

Trop de stéréotypes et de tabous

 

Selon EndoFrance, la douleur gynécologique est le symptômes le plus explicite, mais même les patientes qui en souffrent depuis leurs premières règles sont diagnostiquées au bout de sept ans en moyenne. Non seulement le diagnostic est posé au bout de plusieurs années, mais il est le plus souvent établi à des moments précis : quand une femme arrête sa pilule pour tomber enceinte et souffre de fortes douleurs ou pendant une démarche d’Assistance Médicale à la Procréation (AMP).

 

Une situation qui s'explique pour deux raisons. "Sous l’influence de nombreux tabous liés aux règles et à la douleur féminine, les femmes tardent souvent à consulter. Parallèlement, les médecins généralement peu formés à cette pathologie ont tendance à sous-estimer les douleurs des patientes et à leur prescrire des pilules qui peuvent masquer les symptômes de la maladie", précise ENDOmind France.

 

Car si l'endométriose est bien reconnue d'un point de vue médical, de nombreux stéréotypes pèsent encore pour favoriser un diagnostic précoce. Des stéréotypes sexistes, comme le fait que les femmes seraient douillettes, liés aux règles, un sujet encore tabou, ou encore liés à la sexualité des femmes. Pour limiter une longue période d'errance médicale, celles-ci ne doivent pas hésiter à en parler à leur généraliste ou gynécologue car l'interrogatoire mené par ces derniers doit pouvoir orienter le diagnostic.

Le ministère des Familles s'implique

 

Des examens comme une échographie ou une IRM permettent de confirmer une endométriose, mais le diagnostic définitif repose sur l’analyse du tissu endométrial prélevé lors d’une laparoscopie. C'est pour mettre fin à cette méconnaissance de l'endométriose que le ministère des Familles, de l’Enfance et des Droits des Femmes a annoncé cette semaine la signature d'une convention de partenariat avec l'association Info Endométriose et ses cinq partenaires (EndoFrance, ENDOmind France, Ensemble Contre l’Endométriose, Mon Endométriose ma Souffrance, Karukera Endométriose).

 

"La convention de partenariat permettra ainsi de faciliter l’accès aux informations notamment dans les structures d’accueil spécialisées en matière de santé des femmes, de santé sexuelle et reproductive et d’éducation à la sexualité", explique la ministre Laurence Rossignol. De son côté, la Haute Autorité de Santé a inscrit l'endométriose à son plan de travail 2016-2017 avec un angle de recherches qui concerne le diagnostic de cette maladie et notamment la prise en charge de ses formes sévères.

 

"Ceci est une décision importante puisque les dernières recommandations dataient de 2006. Depuis, la prise en charge de l’endométriose a évolué, intégrant notamment l’intérêt du travail en équipe pluridisciplinaire", a salué l'association EndoFrance. Un diagnostic bien établi est d'autant plus important que plus la prise en charge de la patiente se fera tôt et de manière efficace, moins la maladie aura le temps d'évoluer et de causer des dommages à différents organes.

 

http://mereporteuse.info/

 

Source : santemagazine.fr

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