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De jolis bébés, bienvenu dans notre famille!!!!

10 conseils pour bien choisir un prénom pour bébé

Publié le 23 Mars 2017 par BioTexCom in Enfant

 

Choisir un prénom se révèle souvent une tâche aussi excitante que problématique... Car aucun parent ne souhaite évidemment commettre de faux-pas en affublant à son enfant un prénom incongru, puisque celui-ci l'accompagnera indéniablement tout au long de sa vie. A travers une série de questions-réponses, vous trouverez tous les conseils nécessaires pour choisir un prénom dans les meilleures conditions.

 

Comment faire le bon choix et pourquoi un prénom influence tant notre vie ? Pour répondre à ces questions et vous guider dans votre choix d'un prénom, nous avons rencontré Nicolas Guéguen, professeur de psychologie sociale et cognitive, et auteur d’un ouvrage consacré à la Psychologie des prénoms.

 

Quelles sonorités sont les plus agréables à l’oreille ?

 

Les sonorités sont essentielles dans l’appréciation d’un prénom. Tout ce qui sonne à l’oreille, tout ce qui semble familier, est bien souvent plus apprécié. Aussi, certaines sonorités sont plus masculines, d’autres plus féminines.

Le conseil de Nicolas Guéguen : "favorisez les terminales en A, E ou I pour les filles, et en O pour les garçons. Tout ce qui reste en suspension avec un A comme « Lila », sonne mieux qu’un prénom finissant par un son K par exemple, plus dur à l’oreille.

Pour les garçons, il est plus masculin de faire tomber l’accent tonique au début à l’image de ROmain ou Arthur. Pour les filles, il est plus féminin de le faire tomber sur la deuxième ou dernière syllabe à l’instar de ClarA ou RomAne. Evitez également tous les sons qui bloquent la prononciation."

 

Prénom rare ou prénom familier ?

 

On désire tous distinguer nos enfants, qu’ils soient « uniques ». C’est pourquoi nous sommes souvent tentés de leur attribuer des prénoms rares et originaux tels que Fantine, Sherine ou encore Perséphone.

Pourtant, il peut être difficile de porter un prénom rare. La personne porteuse de ce prénom original devra l'épeler des milliers de fois, faire face à des froncements de sourcils sceptiques… voire des moqueries. D'ailleurs, il a été démontré que les prénoms familiers attirent plus la sympathie : « on connaît tous un Nicolas ».

Le conseil de Nicolas Guéguen : "privilégiez les prénoms familiers, ou du moins empruntez des syllabes familières. Cependant, il faut aussi étudier la rareté en fonction du milieu social dans lequel vous évoluez. Tant que le milieu social est faiblement mobile, la rareté ne pose pas de problèmes. Si Philomène peut sembler être un prénom totalement étrange, il ne l’est pas dans certains milieux aisés puisqu’il s’agit d’une deuxième prénom le plus fréquent dans le bottin mondain de 2006. A contrario, un prénom composé alambiqué risque d'être mal vécu pour un enfant issu d'un milieu populaire."

 

L’étymologie a-t-elle une importance ?

 

De nombreux ouvrages sont consacrés à l’étymologie des prénoms. S’il est vrai que l’étymologie n’est pas ce qu’un individu va pouvoir juger de prime abord, elle peut s’avérer être intéressante.

 

Le conseil de Nicolas Guéguen : "expliquer à votre enfant l'étymologie de son prénom peut être une manière pour lui de l’auto-valoriser. Si ce prénom a une symbolique, une histoire particulière, il appréciera de la raconter et ce sera ainsi une jolie façon pour lui de se distinguer."

 

Inventer un prénom : une tentative risquée ?

 

De plus en plus de parents, et notamment chez les stars, se lancent dans l'aventure d'imaginer un prénom : créer un prénom à partir de celui des parents, composer un prénom à partir de deux prénoms… de nombreux options sont possibles, avec plus ou moins de réussite. Certains prénoms pouvant être poétiques, d’autres, parfois, plutôt farfelus.

Le conseil de Nicolas Guéguen : "privilégiez des phonèmes familiers ayant une certaine musicalité comme les A, E, I ou O. Aussi, un prénom de fleur peut être une bonne idée. Les gens ont tendance à trouver « joli » ce qu’ils connaissent, et sont déconcertés par l’inconnu."

 

Prénom court ou prénom long ?

 

Les prénoms attribués en France perdent presque une lettre à chaque décennie. Les prénoms courts sont dans l’air du temps. Notre monde va vite, et il faut que la prononciation soit elle aussi rapide. Aussi, une étude a démontré que plus le niveau de revenu des parents était élevé, plus les prénoms étaient longs.

Le conseil de Nicolas Guéguen : "privilégiez les prénoms courts, ils sont plus faciles à mémoriser et sont souvent valorisés : « tout ce qui est petit est mignon ». Là encore, observez si attribuer un prénom long est une pratique courante autour de vous."

 

Faut-il privilégier les prénoms à diminutifs ?

 

Une étude a montré que les enfants dont le prénom prédisposait à un diminutif étaient souvent plus invités à des anniversaires. Dans les groupes d’adolescents, on voit bien que le diminutif comporte une coloration affective particulière.

Le conseil de Nicolas Guéguen : "on ne peut que vous suggérer de privilégier les prénoms à diminutifs !"

 

Inés ou Ynés ?

 

Reorthographier les prénoms est devenu une pratique courante en France. Cela coïncide une nouvelle fois avec la volonté des parents de différencier leur enfant, mais est-ce une bonne idée ?

Le conseil de Nicolas Guéguen : "évitez de reorthographier les prénoms, mieux vaut être le plus simple possible. Cela évitera à l’enfant d’épeler son prénom dès qu’il rencontrera de nouvelles personnes ou qu’il traitera avec une administration."

 

Prénoms neutres ou connotés ?

 

Les prénoms sont de véritables marqueurs sociaux et activent des stéréotypes. De nombreuses expériences ont montré qu’ils ont un impact considérable sur la vie professionnelle des individus. On sait pertinemment que malheureusement, à diplôme égal, Pierre aura de grandes chances d’être embauché face à Mohammed. Mais le biais va plus loin, il n’est pas qu’ethnique, il est aussi social. On a également pu constater que Pierre sera plus embauché que Jordan pour un emploi d’ingénieur. Et même après l’entretien, ce jugement du patronyme persiste.

Le conseil de Nicolas Guéguen : même si cela peut sembler déplorable, il est donc fortement conseillé d’appeler son enfant par un prénom neutre évitant les biais sociaux ou ethniques. Le prénom peut être analysé comme le témoin de la bonne intégration d’un individu. Aussi, dans les milieux populaires, la mobilité sociale est assez forte. Un fils d’ouvrier peut très bien devenir ingénieur. C’est pourquoi il est conseillé de donner des prénoms classiques, qui seront plus favorisés lors d’un entretien.

 

Où chercher la bonne inspiration ?

 

Le cycle de vie des prénoms est de plus en plus court. A titre d’exemple, certains prénoms comme Alan ou Jordan, qui étaient très en vogue il y a dix ans, ont peu duré et peuvent sembler dépassés.

 

Le conseil de Nicolas Guéguen : évitez de puiser votre inspiration dans les séries télé ou les films du moment. Mieux vaut vous ancrer dans quelque chose de plus historique et conventionnel. Une bonne solution peut être d’aller chercher des prénoms typiques de votre région. En Bretagne par exemple, presque 17% des enfants naissant se voient attribuer un prénom celtique. Au niveau national, Julien et Paul sont des valeurs sures."

 

Maintenant que vous avez tous les outils en main pour bien choisir le prénom de votre enfant, il est temps de le tester afin d’observer la réaction des gens !

Le conseil de Nicolas Guéguen : si vous pouvez, testez le prénom choisi auprès de personnes que vous ne connaissez pas, et observez leur réaction. Si vous voyez deux personnes échanger un regard entendu, froncer les sourcils ou vous demander comment le prénom s’écrit, cela ne présage rien de bon. Cette réaction sera typique de ce que votre enfant va rencontrer toute sa vie. C’est une bonne manière de tester le jugement social du prénom de votre enfant.

 

http://mereporteuse.info/

 

Source : aufeminin.com

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