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De jolis bébés, bienvenu dans notre famille!!!!

Chine : la GPA pour revitaliser la natalité ?

Publié le 8 Février 2017 par BioTexCom in GPA

L’an dernier, la Chine avait mis fin à la politique de l’enfant unique, « pour contrer le processus de vieillissement de la population ». Mais cette mesure n’a pas autant d’effets qu’escomptés : « 90 millions de couples auraient la possibilité d’avoir un deuxième enfant », mais « près de la moitié d’entre eux sont âgés de plus de 40 ans ». Le débat sur la GPA est donc ouvert, et le Quotidien du peuple, organe de presse officiel, en a vanté les « bienfaits » vendredi dernier.

 

En 2016, 17,87 millions de bébés chinois sont nés, « soit un million de plus qu’en 2015 ». Toutefois, ce chiffre est « en deçà de l’objectif de 2 millions de naissances supplémentaires chaque années », nécessaire pour le renouvellement des générations. En outre, les naissances de 2016 sont le résultat de l’ « effet d’aubaine », mais « ça ne durera probablement pas », estime Isabelle Attané, démographe. Et cette augmentation pourrait en partie être due à un meilleur système d’enregistrement des naissances.

 

La GPA est aujourd’hui interdite en Chine. Cependant « même si le recours aux mères porteuses, ainsi que le commerce de sperme, ovules ou embryons était autorisé, rien ne dit que le vieillissement de la population soit enrayé ». Les conditions matérielles (horaires de travail à rallonge, coût de l’éducation, manque de structures de garde) n’encouragent pas les couples à élever plus d’un enfant.

 

http://www.mereporteuse.info/

 

Source : genethique.org

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coline 26/08/2017 19:28

Aujourd’hui j’aimerais vous parler des couples qui vont hors de la loi Française et font le recours à la gestation pour autrui. Qui sont-ils ? Pourquoi le font-ils ? Quels sont les motifs qui rendent fou les Français? Et bien sûr qui suis-je pour en parler ?
On va commencer par la dernière question. Je suis une femme atteinte du syndrome de Rokistansky. Autrement dit, je suis cette rare femme sans utérus. Je l’ai appris comme plusieurs filles dans cet état, au lycée pendant une consultation chez gynécologue. Absence des règles à l’âge de 17 ans. Et c’est parti pour les diagnostics ennuyants rejoignés des médecins mal préparés à mon cas. Mais malgré tout ça, j’ai réussi à normaliser ma vie. On a retrouvé un bon medecin, qui à son tour m’a préscrit une thérapie convénante. Grace à sa j’ai pu avoir des rélation amoureuses.
Et bien sûr, j’ai rencontré mon « happy ever after », celui qui est devenu mon époux. Au début de notre relation je lui ai confessé que je ne peux pas avoir d’enfant. Je savais déjà qu’il aime les enfants. Mais sa réaction m’a étonné. Au fait il a trouvé super qu’on n’ait pas de risque de la grossesse non prévue. Et si l’envie d’enfant nous vient, on trouvera une solution.
Au bout de quelques années de mariage ça s’est passé. Et c’était notre début de la recherche: comment une femme sans utérus peut avoir un enfant ?Voici qu’en répondant la dernière question, je vous réponds aussi sur la première. Voilà qui sont les gens qui font le recours à la GPA. Ce sont les femmes ordinaires, qui ne se diffèrent de rien parmi les autres. Sauf une seule chose. Elles ne peuvent pas porter l’enfant ! Premièrement plusieurs pensent à l’adoption. Nous aussi on en pensait. Mais j’ai envie de mon propre enfant. Je rencontre beaucoup des couples ayant leurs propres enfants qui m’accusaient de l’égoïsme ! « Mais c’est affreux où son égoïsme et désire d’enfants la mènent ! Disaient-ils » et pourtant c'est facile de m’accuser quand ils ont leurs enfants facilement...
Les femmes comme moi sont prisonnières du fait que ce problème d’infertilité est peu connu. Normalement la société n’est pas sensibilisée aux cas d’absents de l’utérus chez la femme. Évidemment parce que c’est peu naturel. Mais en tout cas nous existons.
Notre couple a choisi de faire appel à la mère porteuse. J’ai découvert qu’il est possible de l’effectuer même en Europe. Malheureusement, parmi nos amies je n’ai pas pu trouver une femme qui aurait pu porter notre bébé. Ce qui est nécessaire pour faire le recours en Belgique. Je dois dire que je n’ai jamais insisté dans mes recherches de la mère porteuse. J’ai juste parlé à deux amies très proches. Mais bien sûr, je n’ai pas pressé.
En même temps, à Bruxelles j’ai tombé sur un office de la clinique Ukrainienne. Biotexcom s’appelle ce centre procréatif. Ils s’occupent de la recherche des gestatrices eux-mêmes. Pas étonnant que la salle d’attente fût pleine quand je suis arrivé pour une consultation. Beaucoup de Belges, sûrement à cause des conditions impossibles pour la gestation en Belgique!
Déjà dans la clinique à Kiev on a rencontré un couple Belge. Ils ont été en GPA eux aussi. En attendant la procédure juridique pour avoir le laissez-passer de nos bébés ont est devenu amis. Nos nouveaux amis ont raconté leur histoire. Ils ont déjà un enfant. Mais pour avoir le deuxième enfant les problèmes d’infertilité sont devenus un obstacle grave. Durant les traitements la femme a eu le cancer de l’endométriose. Pour cette raison elle a vécu l’abolition de l’utérus et ne pouvait plus porter un enfant.
Leur appel à l’adoption fut rejeté sous prétexte du cancer de l’utérus chez la femme et pour la raison d’avoir déjà leur propre enfant. À mon avis, la dernière raison est absolument ridicule ! La présence de l’enfant ne peut pas éliminer la possibilité d’adoption. Et encore moins ça peut être la raison du refus. Il paraît que l’enfant adopté va intégrer dans une famille plus facilement s’il y aura un autre enfant. Quelle galère !
Heureusement à l’étranger on peut demander l’aide d’une autre femme pour porter le bébé. Je sais que l'un des problèmes sur la légalisation de la gestation en France est la question du droit à avoir un enfant. Sous ce prétexte une femme pourra être obligé à porter l’enfant d’un autre couple. Mais si on permet le droit à demander de l’aide de la gestatrice . Est-ce que cette formulation protégera la porteuse ? Il me semble que cette dernière formulation n’oblige pas à devenir une gestatrice et en même temps permet de trouver librement la femme qui voudra elle-même le faire.
On garde toujours le contact avec notre maman porteuse. Durant l’un de nos rendez-vous on l’a demandé qu’est-ce qu’elle pense à propos de porter le bébé et puis le donner à un couple ? Si elle le considère comme le sien ou celui du couple qui la demande de l’aide. Puisqu'on ne voulait pas pousser une femme à’abandonner son bébé. Elle a répondu qu’elle ne peut pas le considérer comme le sien parce qu’ils n’ont pas de la liaison génétique. Et pourtant l’idée qu’elle aide un autre couple devenir parent la fait sentir importante.
Sans doute les gestatrices sont les femmes exceptionnelles. Parce qu’elles sont capables de comprendre la détresse d’une autre femme sans enfants. Je suis infiniment reconnaissante à notre mère porteuse. Je suis heureuse de l’avoir rencontré. Cette expérience a été très positive au fait.