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De jolis bébés, bienvenu dans notre famille!!!!

Ibuprofène et aspirine: jamais à partir du 6ème mois de grossesse

Publié le 27 Janvier 2017 par BioTexCom in Grossesse

L’Agence de sécurité du médicament rappelle qu’aucun anti-inflammatoire non stéroïdien ne doit être pris à compter du 6ème mois de grossesse. Selon la revue médicale Prescrire, des risques d’effets graves pour le fœtus existent dès le premier trimestre.

 

Utilisés pour soulager les douleurs (articulaire, musculaires, dentaires, gynécologiques, migraines...), la fièvre et l’inflammation, les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) ont bien des vertus. Sauf, comme le rappelle cette semaine l’Agence nationale de sécurité du médicament (Ansm), pour les femmes enceintes de 6 mois et plus, qui doivent à tout prix les éviter. Or de nombreuses femmes enceintes - 5000 à 8000 par an selon les données de l’Assurance maladie - se voient encore prescrire des AINS, malgré les contre-indications diffusées depuis 2009 par l’agence sanitaire.

 

Même après une seule prise, ces molécules exposent le fœtus à un risque accru d’insuffisances cardiaque et rénale, irréversibles voire mortelles. Selon l’Ansm, ce risque apparaît à partir du début du 6ème mois de grossesse (c’est-à-dire dès la fin du 5ème mois ou de la 24ème semaine d’aménorrhée). L’agence précise également que deux anti-inflammatoires non stéroïdiens, le célécoxib (Arcoxia) et l’étoricoxib (Celebrex), sont contre-indiqués pendant toute la durée de la grossesse.

 

Selon la revue médicale Prescrire, dont la première mise en garde date de mars 2006, les AINS sont dangereux non seulement dans la deuxième moitié de la grossesse, mais également au premier trimestre, en raison d’un risque accru de fausse couche rapporté dans plusieurs études. Dès mars 2007, la revue recommandait donc d’éviter par prudence les AINS dès le début de la grossesse. L’Ansm, elle, rappelle qu’ils ne doivent «être utilisés que lorsqu’ils sont indispensables, à la dose efficace la plus faible et pendant la durée la plus courte.»

 

Grande vigilance

Comment reconnaître ces médicaments, souvent utilisés en automédication? On les retrouve sous différentes formes: comprimés, gélules, gels, crèmes, suppositoires, collyres... Quelle que soit leur mode d’administration, ils présentent des risques. En mars 2008, l’Agence de sécurité du médicament avait ainsi rapporté le cas d’une femme enceinte, kinésithérapeute, qui utilisait 2 à 3 fois par semaine dans le cadre de massages effectués sans gants un gel à base d’acide niniflumique, un AINS. Une échographie à 22 semaines de grossesse avait montré une diminution des mouvements du foetus. L’exposition a été arrêtée et l’enfant est né à terme, sans problème de santé.

 

Lire la notice, repérer leurs noms commerciaux (aspirine, aspro, ibuprofène, kétoprofène, diclofénac...la liste complète ici) ou encore éviter les médicaments contenant plusieurs antalgiques sont des réflexes à adopter pour minimiser le risque d’exposition aux AINS. Jusqu’au 5ème mois de grossesse, il est recommandé aux femmes de demander conseil à leur médecin, sage-femme ou pharmacien avant de prendre un AINS.

 

Le paracétamol, médicament le plus prescrit en France, est une alternative inoffensive pour l’enfant à naître, dès lors que la posologie est respectée. Il se trouve dans le Doliprane, le Dafalgan et l’Efferalgan.

 

http://mereporteuse.info

 

Source : http://sante.lefigaro.fr/article/ibuprofene-et-aspirine-jamais-a-partir-du-6eme-mois-de-grossesse

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